
L’avantage avec Bordeaux c’est que c’est une ville super mais que l’on peut très facilement s’en évader pour quelques heures ou pour quelques jours. Les destinations sympas aux alentours sont nombreuses et vous avez l’embarras du choix : forêts, océan, montagne, vigne … C’est vous qui voyez !
Bon, certes, si vous optez pour la montagne il vous faudra faire 2 ou 3 heures de voiture pour atteindre les Pyrénées (et là on n’est plus vraiment sur Bordeaux) mais pour ce qui est de l’océan ou des vignes, il vous suffira de 45 minutes et d’une voiture (quoique le trajet en bus est aussi possible mais plus long). Donc vous avez le choix entre partir direction plein ouest vers l’océan (attention l’Atlantique est un océan et non une mer !!!) ou partir dans les 3 autres directions vers les vignes et/ou les pins.
Pour cette fois ci, je vais opter pour le plein ouest et vous parler du bassin d’Arcachon et de l’océan qui le baigne. Aller sur le bassin revient à faire un choix crucial dès le début : Arcachon ou Ferret (comprendre presqu’île du Cap Ferret … Mais Ferret ça fait tout de suite habitué du coin). Vous ne pouvez pas dire que vous aimez les deux, c’est impossible (sauf moi, je peux le dire mais c’est un privilège de greluche bordelaise) ! Il vous faut choisir un camp. Et comme vous vous en doutez, les Ferret Capiens (habitants du Cap Ferret) regardent de haut les Arcachonnais et inversement (sinon ce ne serait pas drôle).
Pour ma part et comme je l’ai déjà dit j’aime les deux mais pas au même moment : j’aime Arcachon l’hiver parce que cela reste une petite ville donc elle est vivante mais je préfère le Ferret dès que les beaux jours reviennent. J’aime le côté plus « sauvage », plus « nature » du Ferret (quoique c’est quand même bien construit et bien peuplé).
Je vais donc vous parler un peu de la presqu’île du Cap Ferret …
Première chose à savoir : si vous voulez vous rendre facilement au Ferret, que ce soit à la pointe ou au Phare (un peu moins au bout que la pointe) ou à Claouey (au début de la presqu’île), il vous faudra soit y aller en plein hiver soit calculer votre heure de départ de façon à arriver avant ou après le flot de touristes et de bordelais en goguette. Il n’y a qu’une seule grande artère qui relie la presqu’île à Bordeaux donc forcément les embouteillages sont là de 11h à 13h pour y aller et de 16h à 21h pour en revenir (ces horaires ne sont pas contractuelless et varient en fonction de la saison … en été ça peut être pire et au printemps ça peut être mieux). Si je prends mon petit exemple, je fais en sorte d’arriver bien avant 11h (voir j’arrive la veille au soir) et de repartir très tard le soir ou le lendemain matin (pas folle la guêpe !). Sachez aussi que l’été, vous ne pouvez presque pas circuler en voiture sur la presqu’île et dans ce cas, vive le vélo ! D’ailleurs, beaucoup de bordelais et bordelaises renoncent à aller sur le bassin d’Arcachon dès que les beaux jours et les touristes débarquent car c’est trop d’embêtements. Mais en dehors de cela, le bassin est une destination de rêve !
Maintenant que vous connaissez les pièges à éviter pour vous rendre au Cap Ferret, passons à quelques lieux sympathiques. Je n’ai pas la prétention de connaître tout le Cap Ferret. Je connais principalement Petit Piquey et la zone autour du Phare.

Si vous décidez de vous arrêter à Petit Piquey, je vous conseille d’aller faire un tour vers la pointe aux chevaux. La vue sur le bassin, Arcachon et l’île aux oiseaux y est magnifique. Cet endroit s’appelle ainsi car c’est de là que partaient les troupeaux de chevaux pour se rendre à la nage sur l’île aux oiseaux en face et y brouter leur herbe en toute tranquillité.
L’île aux oiseaux est une des choses à voir absolument (mais de loin car il vous faudra un bateau pour y aller) sur le bassin d’Arcachon. Il s’agit d’une île de sable en plein milieu du bassin qui voit une partie de sa surface immergée à marée haute. Elle doit son nom aux nombreux oiseaux qui y nichent. Si le temps est clair, vous pourrez parfaitement distinguer les deux cabanes tchanquées (maisons sur pilotis typiques du bassin) qui se trouvent sur l’île (je crois d’ailleurs que l’une des deux maisons devraient devenir une sorte de musée du bassin … donc on pourra la visiter un jour … peut être … ).

Après votre petite balade, vous aurez sûrement envie de vous poser un peu et de boire un thé en mangeant une pâtisserie. Direction le boulevard de la plage (au Ferret même), vous ne pourrez pas louper Frédélian (c’est en face de la place avec le manège et il y a généralement plein de monde devant qui entrent et qui sortent les bras chargés de boîtes de gâteaux).
Si vous trouvez qu’il y a trop de monde chez Frédélian, remontez le long de la plage vers l’embarcadère (donc en fait vous laissez la pointe derrière vous). Vous devriez trouver une place dans l’un des petits restaurants qui sont au bord de l’eau (par contre pour y manger le soir, il vaut mieux venir tôt car si mes souvenirs sont bons, ils ne prennent pas de réservations).
Une fois que vous aurez le ventre plein, reprenez la voiture ou le vélo et allez à la pointe. Posez vos fesses sur le sable et regardez le manège des bateaux qui rentrent et sortent du bassin. Admirez la dune du Pyla en face et si vous avez bien calculé votre coup, regardez le coucher de soleil sur l’océan.
Elle n’est pas belle la vie quand même ?











