Les jolis rouleaux d’Anastassia Elias

Lorsque l’on regarde ces images, on pense instantanément aux veilleuses qui projetaient de jolies images sur les murs de notre enfance, et à ces photophores ultra tendance qu’on a vu apparaître ces deux dernières années, imaginés sur le mode des ombres chinoises projetées devant une source lumineuse.

Pourtant, ces petites scènes en papier découpé, délicates et sensibles sont issues du matériau le plus trivial qui soit : des rouleaux de papier toilette. C’est à partir de ces rouleaux que Anastassia Elias réalise des scènes de la vie courante. Il suffit ensuite de les installer près d’une source lumineuse pour qu’animés – réchauffés en quelque sorte par la lumière – la nature peu engageante du support disparaisse pour laisser place à un émerveillement tout droit sorti de l’enfance.

J’aime quand les artistes nous rappellent qu’il ne faut négliger aucune piste dans la quête du beau.