Martinique, Terre d’Histoire

Qui n’a jamais rêvé de faire un petit tour à la Martinique ?

De découvrir des plages de sable fin bordées de cocotiers, de boire un ti-punch au bord de l’eau … La Martinique est une belle île.

Mais avant de parler tradition culinaire ou de vous dévoiler où se trouvent les plus jolies plages de l’île, partons à la découverte de ce petit pays créole, qui au prix de plus de trois cent ans d’esclavage s’est forgé une identité culturelle des plus riches; une culture métissée aux influences caraïbéenes, africaines et européennes dont témoignent certains lieux touristiques.

De nombreuses habitations -comprenez plantations- jalonnent l’île.

Ces différents sites où l’on cultivait autrefois cannes à sucre, café, tabac ou encore indigo sont désormais ouverts au public.

Parmi les plus connues, l’Habitation Clément au François, où l’on peut découvrir en visitant la maison de maître, les dépendances, la palmeraie et le verger tropical, l’art de vivre des blancs créoles -communément appelés békés- au XVIIIe siècle.

C’est le destin surprenant de l’une d’entre elles que retrace La Pagerie aux Trois-Ilets.
La vie de Joséphine de Beauharnais, native de cette île sous le vent qui en épousant Napoléon Bonaparte en 1804 devint l’Impératrice des Français.

Bien qu’évoqués en partie sur ces habitations, c’est à la Savane des Esclaves aux Trois-Ilets qu’il faudra se rendre pour découvrir le mode de vie des esclaves sur ces habitations, et l’héritage culturel transmis à leurs descendants après l’abolition de 1848.

Au cours d’une promenade botanique, c’est tout ce savoir-faire hérité de l’Afrique, que l’on peut appréhender à travers l’usage domestique et médicinal de la très abondante flore locale.

C’est peut-être en découvrant le Mémorial Cap 110 au Diamant que le poids de l’Histoire est le plus saisissant.
Face à la baie de l’Anse Cafard où un navire négrier fit naufrage en 1830, quinze bustes monumentaux courbent l’échine en direction de l’Afrique, en hommage aux innombrables victimes de la traite négrière.

Si l’histoire de la traite et de l’esclavage a marqué d’un sceau indélébile la Martinique, il ne faut pas oublier qu’avant l’arrivée des colons, l’île était peuplée de tribus indiennes, les Caraïbes et Arawaks. Établi sur un site archéologique amérindien, l’Ecomusée de la Martinique, tout comme le Musée Départemental d’Archéologie Précolombienne de Fort-de-France, évoque ces premiers habitants de l’île.

Il est étonnant de constater que certaines de leurs pratiques perdurent dans la culture martiniquaise : jardin caraïbe, vannerie, mais aussi hamac et viande boucanée… Poulet boucané que vous aurez peut-être plaisir à déguster les pieds dans l’eau,  juste à côté du musée ?

La plage n’est jamais bien loin à la Martinique !

 
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